* ADP vu comme l'une des 1eres cibles des privatisations
* BAML, Lazard, BNP devraient être impliquées
* La complexité de la structure pourrait engendrer des
délais
(Actualisé avec déclarations supplémentaires)
par Dasha Afanasieva et Arno Schuetze
LONDRES/FRANCFORT, 12 décembre (Reuters) - Les banques
d'affaires s'activent dans la perspective d'une privatisation
d'Aéroports de Paris ADP.PA et cherchent à se positionner pour
conseiller le gouvernement et les candidats potentiels au rachat
de l'exploitant des aéroports parisiens, a-t-on appris de
sources proches du dossier.
Depuis la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection
présidentielle, le groupe ADP est régulièrement cité comme le
principal dossier de privatisation de l'actuel gouvernement qui
entend céder des participations publiques pour alimenter un
fonds de dix milliards d'euros pour l'innovation.
Mais compte tenu de la complexité de la transaction, le
processus de privatisation de l'exploitant des aéroports d'Orly
et de Roissy risque de prendre du temps.
L'opérateur, dans lequel l'Etat français détient 50,63%,
pourrait être valorisé autour de 25 milliards d'euros, dette
comprise, dans le cadre d'une éventuelle opération qui serait
l'une des plus importantes pour le secteur des infrastructures
en 2018.
Selon deux sources proches du dossier, Bank of America
Merrill Lynch a été retenue par l'Agence des participations de
l'État (APE) pour l'assister dans la privatisation d'ADP,
confirmant une information du Figaro.
Une source proche du dossier a par ailleurs précisé que BNP
Paribas travaillait aux côtés d'ADP.
ADP, Bank of America et BNP Paribas n'ont pas souhaité faire
de commentaire. L'APE a fait savoir de son côté qu'elle avait
recourt à des conseils extérieurs financiers, juridiques,
stratégiques, comme elle le fait régulièrement, afin de mener
des évaluations financières et stratégiques sur les entreprises
du portefeuille et sur leur capital.
Selon plusieurs banquiers, le français Vinci SGEF.PA fait
figure de favori. Le groupe de BTP et de concessions, qui
détient déjà 8% du capital d'ADP, a dit fin juillet qu'il était
prêt à se renforcer au capital de l'exploitant.
Selon quatre sources proches du dossier, la société
s'apprêterait à mandater la banque d'affaires Lazard LAZ.N
pour la conseiller. Mais une autre source a fait savoir qu'aucun
mandat officiel n'avait pour le moment été accordé.
Vinci et Lazard n'ont pas souhaité faire de commentaire.
UN LONG PROCESSUS
Selon ces sources, la position de Vinci vis-à-vis d'ADP
risque de dissuader d'autres acquéreurs potentiels de se lancer
dans la bataille tout en ajoutant qu'aucune décision n'avait
encore été prise par le gouvernement sur l'organisation d'un
processus de privatisation plus concurrentiel.
Vinci exploite 35 aéroports à travers le monde. L'an
dernier, il a remporté avec la Caisse des dépôts et l'assureur
Predica (groupe Crédit agricole CAGR.PA ) l'appel d'offres pour
la privatisation de l'aéroport de Lyon.
La CDC a aussi fait part de son intérêt pour ADP.
Des fonds de pension et des assureurs pourraient également
s'intéresser à ce dossier, le secteur des infrastructures étant
considéré comme relativement sûr tout en promettant des retours
plus élevés que des obligations d'Etat.
Selon plusieurs sources, la participation de l'Etat dans
ADP, qui représente une capitalisation boursière de 16
milliards, pourrait représenter un trop gros morceau pour être
mise en vente d'un seul bloc. Une source bancaire a fait valoir
qu'elle pourrait être découpée en plusieurs parties tandis
qu'une autre source a évoqué une séparation du groupe entre une
partie opérationnelle et une partie immobilière.
Compte-tenu de la taille de l'actif, les candidats
potentiels devraient vraisemblablement s'allier dans le cadre de
consortiums.
Selon l'une des sources, le processus ne pourrait être
formellement lancé qu'au deuxième semestre 2018 compte-tenu du
nombre de points à régler au préalable.
"Tous les grands fonds américains, canadiens et du
Moyen-Orient vont regarder", a estimé cette source. "Il reste à
savoir si la France acceptera un acheteur venu de Chine ou du
Golfe. Tout le monde y consacre du temps mais peu ont déjà
choisi un conseil".
ADP pourrait être valorisé à environ 20 à 25 fois son Ebitda
estimé, en ligne avec les valorisations constatées lors de
récentes cessions d'aéroports". En 2016, ADP a engrangé un
Ebitda de 1,2 milliard d'euros.
(Avec Dominique Vidalon et Matthieu Protard à Paris, Clara
Denina et Julien Ponthus à Londres, version française Gwénaëlle
Barzic, édité par Jean-Michel Bélot)
Les banques s'activent en vue de la privatisation d'ADP
information fournie par Reuters 12/12/2017 à 18:38
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